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    Maison  Coussemaker puis Duriez...

     

    Combien de demeures abandonnées dans les villes et villages, faute de descendance, ou de frais d'entretien, comme cette maison de maître surnommée Château Duriez ou Baly, ou Coussemaker selon les périodes.

    Dans les années 80/90 beaucoup d'enfants allaient jouer dans le grand parc  un peu en friche, maintenant c'est impossible.

     

    Maison  Coussemaker puis Duriez...

     

    À Bourbourg Nord, le long du canal qui mène vers le Guindal, se dresse une imposante demeure, aujourd’hui en ruines.

    En quelle année fut-elle construite ?

    _ Nous ne le savons pas avec précision, car les permis de construire ne sont devenus obligatoires qu’en 1943.

    En clair, nous ne disposons d’aucun document mentionnant une date, mais selon nous, la maison date de la première partie du XIXe siècle, estime Pascal Petit, membre de l’association bourbourgeoise Parts de mémoire.

     

    Maison  Coussemaker puis Duriez...

     

     

    Maison  Coussemaker puis Duriez...

     

    L’histoire de cette demeure a surtout été liée à un personnage, Edmond de Coussemaker (1805-1876), maire de Bourbourg de 1874 à 1876, et conseiller général du canton de 1849 à 1876, qui l’a habitée de 1848 à 1876, année de sa mort.

    D’où le nom de " maison de Coussemaker ", que la bâtisse a conservé depuis plus d’un siècle.

     Car si l’apparat extérieur fait penser à un château, l’intérieur, lui, est bien plus petit.

    Il s’agit donc plus d’une maison de campagne que d’un château, précise Pascal Petit.

    Pour pouvoir y accéder aujourd’hui, une seule solution, passer par l’arrière de la propriété, via la rue de la distillerie.

    Mais avant d’entrevoir la demeure, il faut se frayer un chemin dans un parc d’environ deux hectares, aujourd’hui envahi par les ronces, les frênes, les bouleaux, etc.

    Né à Bailleul en 1805, Edmond de Coussemaker avait épousé une Bourbourgeoise d’origine, Marie-Joséphine Mignard de la Mouillière, ce qui explique ses séjours réguliers dans cette maison de campagne à Bourbourg, ville chef-lieu du canton dont il était le représentant au conseil général.

    Après sa disparition, en 1876, la bâtisse fut rachetée par François et Edmond Duriez, qui dirigeaient une distillerie à Coppenaxfort.

    L’arrière petit-fils de François, Louis Duriez, raconte :

    _  En 1879, ils ont construit une autre distillerie à côté de la maison de Coussemaker.

    En fait, mon arrière-grand-père et son frère, Edmond, ont tiré au sort pour savoir lequel des deux travaillerait, soit à Coppenaxfort soit à Bourbourg.

    Et c’est Edmond qui a gagné Bourbourg !

     

    Maison  Coussemaker puis Duriez...

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    L’arrière-grand-père de Louis Duriez habita les lieux après la disparition d’Edmond de Coussemaker.

     

    Maison  Coussemaker puis Duriez...

     

     La suite ?

    Edmond lâcha  l’affaire à son fils, mais l’entreprise finit par péricliter.

    Puis, vers 1946, la distillerie, dont il subsiste un petit bâtiment aujourd’hui, fut transformée en papeterie, où l’on fabriquait du papier-paille jaune (que l’on trouve sous forme d’ondulations dans les cartons).

    Plus tard, la société fut rachetée par la société des Cartonneries Modernes, qui finit par la fermer.

    Quant à la maison de Coussemaker, elle devint logement de fonction du directeur, un certain M. Baly, qui fut le dernier occupant des lieux.

    Et aujourd’hui ?

    Aujourd’hui classés monuments historiques, la maison de Coussemaker et son parc sont à l’état d’abandon depuis les années 1970.

    Pillée, squatée, incendiée, la bâtisse, qui n’est plus que ruines, est la propriété de la Communauté urbaine de Dunkerque.

    Certains projets ont bien été envisagés à une certaine époque, notamment l’installation d’un centre social, en 1988, mais aucun n’a jamais abouti.

    Et comme le craint Pascal Petit, membre de l’association de Bourbourg Parts de mémoire :

    _  Un jour, c’est sûr, la maison sera rasée._

     

    Maison  Coussemaker puis Duriez...

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    Maison  Coussemaker puis Duriez...

    A BIENTÔT

     

     

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