• Et nous étions heureux.

     

    Et nous étions heureux.

     

     

    J’ai grandi  dans le Nord de la France avec mes frères, des copains et des copines.

    On traitait tout le monde comme la famille.

    On allait jouer dehors, on était toujours content et on mangeait ce que notre maman se donnait la peine de cuisiner.

    On goûtait avec une tranche de pain, du beurre ou de la confiture, on buvait du sirop de grenadine ou de menthe, on criait après nos parents pour avoir une pièce quand le marchand de glace passait avec sa camionnette, on partageait nos gâteaux et nos bonbons quand nous en avions, ça nous coûtait 1 franc (20 cents).

    Quand on avait fini de goûter, on faisait nos devoirs et ensuite on allait jouer.

    On pouvait rester toute une journée à la ducasse avec 20 francs (3€) et parfois moins...

     

    Et nous étions heureux.

     

    On jouait à la poupée ou aux voitures, à l'élastique, à la corde à sauter, à cache-cache, au ballon, au prisonnier, à la marelle, aux billes, on grimpait aux arbres, etc...

    On faisait un mont avec les feuilles de l'automne pour sauter dedans, sans penser aux microbes.

    On jouait avec les encombrants.

    On pouvait faire un tour dans les bois, construire un camp, des cabanes pour y inviter les copains.

    On ramassait des p'tits fruits, on aidait à la maison, on se baladait à vélo sur le trottoir sans casque ni protège-genoux mais avec une bouteille en plastique coincée dans la roue pour faire un bruit de moto...

    On faisait du patin à roulette, on faisait rouler une vieille roue de vélo avec un bâton, on riait de rien.

    Pour appeler nos copains et nos copines pour jouer, on allait devant chez eux et on criait leurs prénoms, on toquait à la porte, ou on sonnait à l'interphone.

    Le soir après notre bain, on mettait notre pyjama et nos pantoufles et au plus tard 20h00 on était au lit et sans discuter.

    La phrase culte des parents c'était  " allez c'est l'heure ", et on était content si on avait réussi à grappiller jusqu'au moment de la météo, parce que c'est tout ce qui comptait pour nous, savoir si on pouvait  jouer dehors  le lendemain.

    Pas de réseaux sociaux, pas de portable, on n'aurait pas su quoi en faire puisqu'on avait des camarades et de quoi jouer,  ne serait-ce qu'au  ballon.

    On n'avait peur de rien, et nos aînés n'avaient pas à s'inquiéter pour nous.

    Tout le monde connaissait les enfants des autres et pouvait lui dire "Attends que je vois tes parents si t'es pas sage ", personne ne se faisait la tête pour ça parce qu'on pouvait compter les uns sur les autres.

    Pour les nouveaux amis on leur disait : Tu me causes ?

    On nous a appris le "RESPECT" des autres.

    Étant enfant, tu n'avais pas à interrompre un adulte qui parlait.

    Ce n'est pas avec des armes que nous réglions une altercation, une dispute.

    Avant la tombée de la nuit, on savait qu'il était temps de rentrer à la maison.

    On aimait aller à l'école parce qu'on nous avait appris à respecter les enseignants et c'était un plaisir de voir chaque jour nos copains et nos copines de classe.

    On se taisait face à nos aînés parce qu'on savait que si on leur manquait de respect, on avait juste ce qu'on méritait...

    La pire des punitions était :

    _" Tu n'iras pas jouer dehors".

    On devrait plus souvent repenser à tous ces moments heureux, parce que,  on est en train de se perdre dans une société où il n'y a plus de respect, ni autorité, ni compassion, ni bienveillance pour les autres.

    _Texte dont j'ai changé des phrases et mots.

    ► N'oublies jamais d'où tu viens ...

     

    Et nous étions heureux.

     

    « Plateau de la Citadelle Dinant.C'est vraiment l'automne ! »
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 09:10

    Heureux texte qui me rappelle mon enfance! Je dis souvent que nous n'avions pas de la brioche ou des croissants tous les jours mais du pain au quotidien.Toujours dehors avec les copains, maintenant, où sont les enfants???

    Bises du jour

    Mireille du sablon

    2
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 09:29

                                             Bonjour Marie

    Très beau billet sensible et tout ceci pour ne pas oublier d'où l'on vient

    Souvenirs, Souvenirs !

    Bravo!

    Merci aussi pour tes commentaires et aussi tes appréciations

    Je viens te souhaiter un très bon vendredi

    Bisous

    Amitié

    Jean

    3
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 10:23

    bonjour Mary bel écrit sur ton enfance

    ha oui les ducasses je me souviens

    je suis du Loir et Cher pas très très Nord

    belle journée et gros bisous

    Elyci

    4
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 10:45

                                              RE MARIE

    Merci pour ton commentaire sur le billet les Vieux de Jacques Brel

    Nous sommes, je pense dans la même catégorie de ce que nous qualifie " les vieux " le vieux Janot vient d'avoir 78 ans le 10 Octobre dernier

    Comme tu l'as si bien dit, nous avons eu et subi le " VECU" et profitons des beaux moments parfois que nous n' avions pas  dans ces temps là

    Notre bonne et grande richesse que nous recherchons c'est la SANTE être heureux et rendre heureux autour de nous

    Merci aussi pour la vidéo, je vais l'insérer sur le billet

    Bisous

    Amitié sincère

    Jean

     

    5
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 11:51

                                           RE MARIE

    ça y est la vidéo est insérée, VIEILLIR etc.... sur les Vieux de Jacques Brel

    Je te souhaite un bon appétit

    Amitié

    Jean

                                    

    6
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 12:20

    et on ose le dire par rapport au jeune de maintenant c'est qu'on était heureux comme ça

    j'ai tout lu et je me suis revus aussi

    je rajoute que nous on savait s'amuser, s'occuper, on avait pas internet, facebook et tout le reste

    juste une différence c'est que maintenant laisser des enfants dehors pour s'amuser avec tout les connards, on ose plus

    oh que c'était la belle vie, je me vois encore jouer devant chez moi avec mes copains et copines sans surveillance

    merci de nous replonger en enfance.

    pour stanislas moi aussi j'ai commencer a l'apprécié depuis le manège, la plus belle chanson de lui pour moi

    bon fin de semaine

    gros bisous

    7
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 15:07

    C'était pareil chez moi, plus dehors que dedans et puis comme il n'y avait pas la télé quand il faisait mauvais c'était les livres qui nous tenaient compagnie.

    De la nostalgie en lisant ton article, même un peu de regret de ces moments de bonheur même si nous n'étions pas riche. 

    Bonne fin de semaine.

    8
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 15:21

                      Bonjour mary,

    Mon Dieu comme tout me revient à l'esprit, tu te rappelle les petits caramels mous a 1 c a l'époque,  on en mangeait beaucoup,  les sucettes aussi, et les tubes de rouges ou était caché un bombon,  plein de chose me revient, bien sûr on n'oublie pas et jamais son enfance, je suis née dans un tout petit village  de Meurthe et Moselle mais il y avait un boucher, un boulanger et un tabac pour papa surtout les cafés,  ou j'allait le chercher souvent le soir, le lait j'allais le chercher a la ferme le soir, l'hiver j'avais bien peur je passait toujours par l'église ou j'allais dire bonjour a Marie et Jésus, c'était la première chose que je faisait en allant au lait,  le soir on  donnait a manger aux lapins aux poules canards et dindes, avant de faire nos devoir, si on avait pas pu tout faire, la leçon, on avait a la copier 20 fois parfois plus,  que de beaux souvenirs, merci a toi de partager cela me va droit au coeur pour le reste de la journée, car  aujourd'hui, c'est plus le cas des enfants, gros bisous et bonne soirée Marie

    Résultat de recherche d'images pour "Les bonbons du temps jadis les coquillages"

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    9
    Zoe
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 15:54
    Bonjour,Marynord.
    Ayant grandi a Bruxelles,je retrouve d'heureux details dans votre texte.
    Ce n'etait pas toujours le paradis(j'ai perdu ma mere a 10 ans).
    Je vis desormais a Jerusalemw et,chez moi,si nos jeunes ont beaucoup le nez dans leurs smartphones,ils sont tout le temps dehors,ce n'est pas dangereux ,et surement pas tristes!
    Ca m'attriste,moi,de lire que telle est l'atmosphere par chez vous...
    Amicalement.
    10
    poetamateur
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 16:33

    <Bonsoir Marie

     

    en te lisant, je revois mon enfance...

    si loin déjà !!

     

    merci de m'avoir humidifier les yeux !

    bises

    11
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 17:03

    Coucou Marie , ah je regrette ce temps ou nous étions heureux chez nos parents  ! . Les enfants pourri gâtés de notre époque ne savent plus s' occuper et en demandent toujours plus , enfin !! . Bon weekend Marie , bisous , escapade

    12
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 18:09
    C est exactement ça toute mon enfance et celle de mon mari Égale ment les célèbres partie de billes gros bisous bisous bonne soiree
    13
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 18:18

    Bonsoir Marynord

    que de bons moments notre enfance ;
    le récit me rappelle tellement de choses ; mes parents ne me passaient rien il ne fallait bien travailler à l'école c'est ton avenir disait mon papa et il avait raison ; le respect était présent pour tout vieux jeune éducateur contrairement à aujourd'hui , j'ai passé une journée avec des personnes âgées et que de belles choses ils racontent tout est dans la mémoire, mais que seront demain on ne peut plus rétrogradés les parents se ruine pour donner tout à leurs progenitures,et pas de reconnaissance au bout  nous contentons de peu et c'était bien mes parents n'étaient pas riche, mon père ma mère travaillait plus qu'il faut pour que je puisse faire des études ; et tout cela je les remercie du fond du coeur , amicalement bisou mon amie bonne soirée ,

     

    14
    Vendredi 25 Octobre 2019 à 22:36
    15
    Samedi 26 Octobre 2019 à 07:49

    Tu nous parles d'un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître, c'est fou à qu'elle vitesse tout à changé, notre monde a existé jusque vers 1965, la révolution de 1968 a tout transformé, l'humain s'est déconnecté de l'humain et c'est bien dommage.

    Merci pour cette belle page qui nous parle de nos origines

    Amicalement

    Claude

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