• Port fidèle !

      

    Une histoire envoyée par mes contacts vendéens, plutôt par Bernard qui la narre avec humour, eh bien Françoise ne doit pas s'ennuyer avec lui sacré matelot !

    _La visite du marché de Saint Gilles Croix De Vie n'est pas seulement pour nous l'occasion de faire quelques achats gourmands, c'est aussi bien souvent le bonheur de recueillir quelques anecdotes savoureuses...

    Il y avait ce Samedi, hors saison d'été, une belle ambiance, à l'heure ou trinquent ensemble acheteurs et commerçants de fin de marché.

     

    Port fidèle !

    Quelques goélands excités par l'odeur des étals des poissonniers tournaient tout près de là,  picorant au vol quelques crevettes roses cuites et assaisonnées ( histoire de varier le menu).

    *

    Port fidèle !

     

    Au zinc d'une baraque de vins Vendéens, un vieux pêcheur au pif plus teinté qu'une betterave et au verbe devenant de plus en plus fort au fil des verres de nectar qu'il s'ingurgitait eut le mérite de ressortir de sa mémoire cette histoire :

    _Dans le quartier du Maroc, habitait un couple de marin -pêcheur dont la femme apprivoisait ces oiseaux piscivores.

    Mais pas pour le plaisir ...pour une utilité toute particulière.

    Elle en avait toujours un, auquel elle lui coupait les plumes d'une aile.

    L'animal ne pouvait s'échapper et vivait dans la cour attendant que le mari revienne de la pêche et soit gavé comme un oie.

    Comme une horloge biologique, chaque soir il se mettait à tourner en lançant ce cri aigu comparable à un éclat de rire moqueur.

    Sa ronde durait le temps que l'homme mettait pour accomplir le trajet entre son bateau et cette petite bicoque du quartier du Maroc.

    Le chemin était parsemé d'embûches, à savoir ces nombreux bistrots ou son homme se pétait la tronche.

    Lorsque le goéland tournait depuis trop longtemps, la nature de son cri devint différente, il ne riait plus, et la bonne femme non plus.

     

    Port fidèle !

     

    Armée d'un gourdin et frappant le pavé de ses sabots de bois, elle allait avant qu'il ne dilapide l'argent de la pêche, remettre dans de bons rails son pêcheur de sardines.

    Celui crut toujours que sa femme était dotée d'un pouvoir surnaturel, car rien n'est plus aléatoire qu'un horaire de retour de pêche...!

    C'était donc ma petite histoire de goéland, un peu longue, mais le temps que je l'écrive...je n'ai pas gaspillé mon argent dans un rad du port. 

    Bonne journée.

     

     

    Port fidèle !

     

    Port fidèle !

     

    Au port fidèle !

     A BIENTÔT

     

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