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    Mots et provenance.

     

     

    Dans un pays où l'on compte 258 variétés de fromages, il ne peut pas y avoir de nourriture sans histoire.

    Les mots de la gastronomie le prouvent bien.

    La Ganache, la Macédoine, la Béchamel et le Parmentier etc...

    Chaque jour nous en racontons, sans même le savoir.

    Marie-Dominique Porée rappelle ainsi que le terme -Ganache- par exemple, vient d'une erreur de cuisine.

    Un jour, un apprenti versa trop de crème sur le chocolat.

    Son patron le traita de ganache, c'est-à-dire d'incapable.

     

     

    Mots et provenance.

     

    Et c'est le nom que l'on retint pour la nouvelle confiserie, explique l'auteur.

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    Mots et provenance.

     

    Au rayon salé, les histoires poussent comme des champignons.

    On apprend ainsi que le mot -Macédoine- fait référence à la Macédoine, avec une capitale, un empire de Philippe II et d'Alexandre le Grand, situé au nord de la Grèce et habité par des peuples d'origines très diverses.

    La -Béchamel- et le -Parmentier-, quant à eux dérivent chacun du nom de deux humains.

    Notons pour le premier Louis de Béchameil, ancien maître d'hôtel de Louis XIV et Antoine Augustin Parmentier, qui après avoir été fait prisonnier par des Allemands et mangé des pommes de terre bouillies, lors de la guerre de Sept Ans, travailla à imposer le tubercule à la table des aristocrates.

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    Mots et provenance.

     

    La Bougie, le Cordonnier, la Mousseline et le Marathon.

    Chacun le sait, la langue française s'est construite par des emprunts.

    Des trouvailles nées dans d'autres langues et nécessairement, dans d'autres pays.

    Cet héritage géographique se retrouve encore en linguistique.

     

     

    Mots et provenance.

     

     

    Le mot -Bougie- par exemple vient de la ville de Bejaïa en Algérie, la -Mousseline-, jadis confectionnée au nord de l'Irak, vient de Mossoul et le -Cordonnier- vient de la ville de Cordoue, capitale de l'Andalousie.

    Les termes ont effectué une petite trotte pour arriver jusqu'en France.

    C'est le cas également du mot -Marathon-.

    Marie-Dominique Porée rappelle son histoire :

    _ Un soldat grec, du nom de Phidippidès, parcourut ventre à terre la distance séparant la ville de Marathon à Athènes.

    Le messager eut tout juste le temps d'annoncer la nouvelle, avant de trépasser.

    L'auteur précise en effet que l'homme effectua 42 km 195 à pied.

     

    Mots et provenance.

     

    Une distance, soit dit en passant, qui demeure toujours celle de l'actuel Marathon.

     

     

     

    Mots et provenance.

     

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