• Mode restée aux U.S.A...

     

    J'ai retrouvé une coupure de journal du 2 mars 1997,dont je vous fais un résumé.
    Nos " amis " américains ne paraissent jamais assez heureux que lorsqu'ils ont l'occasion de s'engager dans une nouvelle vague de prohibition, que celle-ci vise l'alcool, le tabac ou tout autre produit apprécié par certains de leurs compatriotes et qu'ils peuvent ainsi priver de leur plaisir favori.

    Ainsi, après avoir réussi à transformer les fumeurs en véritables parias de la société, à terroriser en permanence ceux qui s'obstinent à vouloir allumer de temps à autre une cigarette, les voilà qui tournent aujourd'hui leurs ardeurs inquisitoriales vers d'autres victimes.

    Si un veston  imprégné de l'odeur du tabac continuera de valoir à son propriétaire une expulsion immédiate de certaines universités, hommes et femmes vont, en plus, devoir éviter à l'avenir de sentir l'eau de toilette ou le parfum qui incommodent, paraît-il, un nombre chaque jour plus important d'Américains.

    Comme il y avait déjà des chambres " no smoking " dans tous les hôtels des États-Unis, les principales chaînes commencent donc à installer, sous la pression d'une partie de leur clientèle, des chambres " scent-free ", nettoyées après chaque passage avec des produits inodores, aérées, et équipées d'un purificateur d'air.

    C'est que certains scientifiques viennent en renfort de ces ennemis des bonnes odeurs en affirmant qu'ils souffrent d'une sorte d'allergie dont il serait cruel de ne pas tenir compte.

    Il faut donc que toute la société américaine s'organise pour éviter à ces malheureux d'éprouver, selon les cas, maux de tête, irritation des muqueuses, difficultés respiratoires, réactions cutanées, manque de concentration, ou encore pertes de mémoire.

    Bien sûr, il se trouve quelques psychologues bons connaisseurs de la mentalité américaine, pour prétendre qu'il ne faut voir dans cette invraisemblable mobilisation contre les odeurs artificielles qu'un nouvel avatar du vieux puritanisme et de son éternelle aversion pour tout ce qui peut  causer du plaisir.

    On peut heureusement penser que, pour une fois, c'est là une mode américaine qui ne fera guère école chez nous...

    Que ferai-je sans mon parfum qui est un  petit complice indispensable ?


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