• Les cloches de Ségoufielle.

    46035191.jpg Photo du net.

    *

    Une histoire vécue en ce jour, que je vous résume, tirée du livre de Pierre Bonte.

    L'histoire d'un homme passionné pour le clocher de son village, dans les années 1970/75.

    J'ai pu mesurer la vigueur de l'esprit du clocher, qui ne manifeste rien d'autre, finalement, que l'attachement des gens à leur village.

    J'en connais peu, pourtant qui soient aussi amoureux de leur clocher que monsieur Pujol.

    Héritier d'une vieille famille de carillonneurs, il a dû quitter sa commune de Ségoufielle dans le Gers pour aller travailler à Moissac, mais il attend avec impatience que sonne l'heure de la retraite pour venir renouer avec la tradition.

     _ Mon grand-père a joué trente ans, mon père a joué quinze ans et alors moi aussi j'ai joué des cloches.

    Dans ce clocher, il y a dix cloches, ça part de la grave, do ré mi fa sol la si do et ré.

    J'ai un petit clavier qui fait environ un mètre vingt et une pédale.

    La pédale, c'est le " La  " grave.

    Alors nous sommes fiers de le garder ce carillon, parce que quand je viens voir les copains et que je leur dis :

    _" Dis, je peux monter au clocher ? "

     _" Oui, oui, qu'y me disent, Maurice, va jouer " 

    Vous pensez que ça c'est tout pour moi.

     _  "Tout le village est content ? "

     _ "Ah oui, tout le village est content, le seul défaut, c'est que nous ayons le " Fa " dièse.

    Ce " Fa " dièse, ça nous handicape, ça nous donne de faux accords, oui de faux accords... "

      _ " Et vous ne pouvez pas l'enlever votre " Fa " dièse ? "

    Le transformer ?

    _  "Ah, y faut demander à la municipalité de nous mettre un " Fa " naturel.

    Mais ça coute cher une cloche. "

     _ " Une autre cloche, donc. "

     _ "Mon clocher, c'est toute ma vie, c'est ce que je trouve de plus beau, voyez-vous.

    Je fais soixante dix km à vélo très souvent pour voir mon village de Ségoufielle.

    Il  faut les faire chanter les cloches, il faut les faire reposer quand il faut, mais il faut attaquer quand il faut.

    C'est tout l'art monsieur.

    Les cloches se mélangent entre elles, cela fait des accords, ça fait des échos.

    Et c'est ça la vie du carillonneur, et c'est ça la vie des cloches. "

     _ " Vous pouvez aussi jouer La Marseillaise, je crois ?

     _ " Ben, le commencement.

    De la faute de la foudre qu'est tombée, il me manque deux cloches, il me manque le " Mi " et le " Sol ", alors je ne peux jouer que l'entrée de La Marseillaise...

     

    Photo 2222 1304

    Les cloches de Ségoufielle.

     
    « J'ai viré ma secrétaire !La sortie dimanche. »
    Partager via Gmail

  • Commentaires

    1
    Dimanche 12 Août à 20:42

    Pierre Bonte sait conter les choses du pays …

    Agréable à lire et à écouter ta page du jour Mary ! 

    Amicales pensées du soir de mon coin ch'ti !

    Nicole

    2
    Lundi 13 Août à 05:27

    ..ce monsieur s'est donné un sens à sa vie et sait partager cet amour.."des cloches"!

    Jolie histoire vécue comme le sait si bien raconter Mr Pierre Bonte.

    Bon lundi!

    Bises de Mireille du sablon

    3
    Lundi 13 Août à 07:01

    Bonjour Mary,

    Il reste FA DO RE LA :) hihihi 

    Je plaisante je passe te souhaiter un bon lundi pluvieux il pleut ça promet encore aujourd’hui.

    Amicales pensées du matin 

    Bisous

     

     

    4
    Lundi 13 Août à 07:44

    Pierre Bonte a toujours su dénicher les gens de terroir et nous livrer de l'authentique, j'ai déjà vu plusieurs émissions sur les carillonneurs et c'est vrai que l'on comprends vite leur passion pour leurs cloches

    Amicalement

    Claude

    5
    christine
    Lundi 13 Août à 09:28

    Super intéressant Mary !!! bonne semaine bisous

    6
    Lundi 13 Août à 10:53

    L'amour de son village et de ses origines sont toujours restés dans son cœur. 

    Moissac aussi est une très belle ville, j'y suis allée en juin. 

    Bonne semaine.

    7
    Lundi 13 Août à 13:08

    Encore une histoire de cloches...............mais celle-là est très jolie et en plus elle se passe dans le Gers. Il faut reconnaître que si on enlève la plupart des notes, il est très difficile de sortir un joli son mais enfin, juste le début de la Marseillaise, c'est pas mal.

    Bonne semaine Mary, bises et à très bientôt. Amitiés

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :