• Lettre retrouvée....

    Une lettre pliée en  quatre et mise dans un recoin de tiroir m'a attiré cet après midi.

    Lettre écrite il y a près des mois, jamais envoyée, gardée pourquoi, je n'en sais rien,  oubliée plutôt, enfouie au fond de la mémoire.

    Lettre dont je n'ai plus besoin d'expédier,du moins je pense, m'étant expliquée par téléphone, l'émotion au fond de la gorge.

    20 septembre 2004.

    A toi, qui fut mon ami.

    R..., non R......, vois-tu je ne sais pas s'il faut que j'écrive ton prénom ou ce diminutif que seules les quelques personnes habilitées à t'aimer et que tu aimais, connaissent !

    Je ne viens pas par lettre faire l'apologie des moments formidables, inoubliables passés au cours des neuf années écoulées.

    Nos repas, nos sorties, nos voyages, nos fous-rires, nos pleurs aussi.

    Depuis ce 10 juin 1995 jour de notre rencontre, il s'écoula des mois, des jours et des heures où nous étions heureux.

    Même dans les moments tristes, incertains, désespérés, et puis très douloureux, nous étions tous soudés.

    Je dis " tous " car je sais que tu comprends le sens de ce mot.

    Ce mois-ci j'ai retrouvé pendant quelques miettes de temps, un R...... inconnu, ou était-ce  celui d'avant qui l'était... !

    Étais-tu une utopie alors ? 

    Un leurre... 

    Je ne brûle jamais ce que j'ai aimé : Toi tu le fus...

    Tu le sais, car c'est à moi que tu as fait tes confidences, toi l'écorché vif, je t'ai plaint, et dans mon coeur tu avais une place qui aurait pu rendre jaloux mes enfants que j'adore  plus qu'ils ne  savent et ne peuvent imaginer.

    Je t'en veux de la souffrance que tu nous a fais, que tu nous laisses, qui sera longue à guérir.

    Mais je ne veux pas t'oublier car tu as été un rayon de soleil dans ma vie, l'éclairant de ta beauté, de ta voix ensorceleuse, je ne peux plus écouter certaines chansons que tu interprètes mieux  que leurs auteurs.

    Quand tu m'as téléphoné très loin d'ici, sachant où j'étais, comment je ne sais pas,  pour essayer de te justifier, avec dans la voix de légers pleurs, je ne me suis pas laissée attendrir, ce fut difficile.

    Je ne t'ai plus revu depuis très longtemps, je t'espère heureux...!

    La petite flamme brûlera en moi, mais rien n'expliquera jamais pourquoi tu as tant changé, même ton sourire si lumineux était  devenu figé.

    Saches que j'aurai bien aimé discuter avec toi yeux bleus dans ton regard sombre.

     Comme du temps où tu me prenais la main, la tenant entre les tiennes pour t'imprégner  de mon affection.

    Mais tu as fui... !

    Pourquoi ?

    Celle que tu disais être ton amie intime.

    20 Septembre 2004.

    article remonté

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  • Commentaires

    6
    petitloup
    Lundi 8 Juillet 2013 à 20:09

    Une lettre qui ne part pas c'est une quéstion sans réponse,mais à travers l'éspace les sentiments,eux, sont partis vers le déstinataire et il doit "savoir" il me semble...

    Amitiés

    5
    andre
    Lundi 8 Juillet 2013 à 20:09

    tu es entière et c'est ça le merveilleux

    André

    4
    Lundi 24 Novembre 2008 à 19:56
    merci..............
    3
    Lundi 24 Novembre 2008 à 19:43
    non bikerblues pas d'amour plutôt tendresse; je t'embrasse
    2
    Lundi 24 Novembre 2008 à 17:33

    Très jolie déclaration d'amour Sarah..

    Je t'embrasse

    1
    Lundi 24 Novembre 2008 à 09:12

    Tres ,tres beau texte,poignant dont on sent un regret énorme en repartir.Vit- on avec des souvenirs,je ne crois pas,on survit.Mais le poids sera toujors là,même si l'on fait semblant,et là,je sens que rien n'est éffacé.Je comprends.Dracip

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